Xavier Dupont de Ligonnès continue d’attiser la curiosité du monde entier. Après l’épisode d’Unsolved Mysteries sur Netflix, Society a publié une enquête extensive sur l’homme le plus recherché de France. Mais ce sont surtout les révélations explosives au sujet de sa mère et son groupe de prière. Qui a tout d’une secte sont des plus inquiétantes.

Le mystérieux « groupe de prière » de Geneviève Dupont De Ligonnès

L’affaire Xavier Dupont de Ligonnès est pleine de rebondissements. Toutefois l’information la plus insolite qui ressort de l’enquête de Society. Concerne Geneviève Dupont de Ligonnès, la mère du présumé assassin.

Baptisé l’Eglise de Philadelphie, le groupe de prière fondé par Geneviève Dupont de Ligonnès au début des années 70.  Fait l’objet d’un chapitre pour le moins fascinant de l’enquête de Society. A ses débuts, Geneviève prétend recevoir des “messages” divins.  Qu’elle note lors de sessions d’écriture automatique, comme une poétesse surréaliste », peut-on lire.

Des messages étranges que la mère de Xavier Dupont de Ligonnès a publié en 1973 dans un recueil. Intitulé « Messages d’amour et de Miséricorde ». Ce serait après la lecture de ces écrits que ses premiers adeptes se sont tournés vers elle.

Geneviève devient alors le noyau du groupe, révérée comme une sorte de prophétesse. « Son terreau religieux est un mélange composite de catholicisme traditionaliste et de dévotion à la Vierge Marie, elle professe que l’Eglise est infestée par le diable depuis le concile Vatican II et prédit une fin du monde imminente », décrit Society.

Parmi les promesses qu’elle fait aux vingt membres de l’Eglise de Philadelphie celle qu’ils « participeront au renouveau du monde » après une future Apocalypse à laquelle elle assure qu’ils survivront tous…

Des pratiques aussi choquantes que troublantes.

Vers la fin de l’année 1995. L’Association de Défense des Familles et de l’Individu (ADFI) de Rennes est alertée des pratiques de l’Eglise de Philadelphie grâce à l’abbé Jean de la Villarmois. Prévenu par certains fidèles, il dénonce un mouvement qui a « toutes les caractéristiques d’un petit groupe sectaire manipulé par une personne malade ».

L’homme d’église souligne également plusieurs faits inquiétants tel qu’un « régime alimentaire drastique », ou encore l’interdiction de regarder la télévision et de porter des bijoux.
Toutefois, la vraie raison pour laquelle les membres de l’Eglise de Philadelphie se sont confiés à l’abbé Jean de la Villarmois, concerne un évènement bien particulier qui remontait au mois de décembre 1995.

En effet, raconte Society dans ses pages. Un soir, alors que tous les membres sont rassemblés au château de la Brière, dans les Côtes d’Armor. La fille de Geneviève, Christine. Qui assiste sa mère au sein du groupe annonce qu’elle va « s’offrir sexuellement » aux membres masculins du groupe de prière « un par un ». La raison de cet étrange rituel est l’Apocalypse à venir : « Geneviève affirme avoir reçu un message annonçant “l’avènement imminent d’un nouveau monde” ».

« Elle “s’offre sexuellement” à eux, un par un, pour que de ces unions naissent le Sauveur », explique le magazine.

Un ancien membre de l’Eglise de Philadelphie, présent ce soir-là, affirme dans Society que « cela a été demandé à tous les hommes ».