Nicolas Bedos a publié un plaidoyer en faveur de l’euthanasie sur son compte instagram. Celui qui a perdu son père en mai dernier atteint d’Alzheimer souligne l’importance du droit de « mourir dans la dignité ».

« Mourir dans la dignité »

Nicolas Bedos continue de pleurer la mort de son père, disparu le 28 mai dernier. Une absence déchirante pour le réalisateur qui avait à l’époque annoncé la triste nouvelle sur les réseaux sociaux. « Il était beau, il était drôle, il était libre et courageux. Comme je suis fier de t’avoir eu pour père », avait-il écrit, provoquant ainsi une vague d’hommages pour l’humoriste qui s’est éteint à l’âge de 85 ans.

Dans un long message, Nicolas Bedos a publié un puissant plaidoyer en faveur de l’euthanasie et du droit à « mourir dans la dignité » sur son compte Instagram: « On en fait tant pour notre arrivée sur Terre… et si peu pour notre sortie. Tous ces biberons, ces psys, ces blogs, ces nounous, pour se barrer démunis, impuissants, souffreteux et meurtris, comme des merdes. Nos derniers souvenirs sont précieux comme la vie qu’ils contiennent. La dernière page engage la qualité et le sens du livre ».

« Nos adieux, c’est notre vie »

L’acteur qui pleure également les disparitions de son parrains Jean-Loup Dabadie et sa marraine Gisèle Halimi poursuit: « Parmi tous ces sujets/buzz à 2 balles qui mobilisent notre jeunesse, par pitié considérons mieux celui-ci. Nos adieux, c’est notre vie ». Un message que Nicolas Bedos a notamment complété avec un extrait d’un débat télé sur la légalisation de l’euthanasie avec Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité.

Nicolas Bedos a posté un autre message pour annoncer qu’il « publiera bientôt un texte où (il) précise en détails les raisons de cette position ». « Je ne suis pas du genre à jouer les artistes engagés. La loi Leonetti laisse nos soignants dans un flou d’interprétation qui les plongent eux-mêmes dans des dilemmes éthiques.

La sédation intervient souvent bien après que les conditions de dignité ne puissent plus êtres respectées. Quant à la prise en charge des patients en fin de vie, nos courageux soignants méritent une formation psychologique afin que ceux qui s’en vont emportent avec eux des souvenirs de douceur, de respect et rien d’autre », a-t-il ajouté. Une prise de parole saluée par les internautes.