Habitué des traits d’humour saillants, Nicolas Bedos s’est de nouveau distingué avec une blague qui a choqué certains internautes et qui n’était pas au goût du CRIF.

« C’était presque drôle »

A peine de retour sur les réseaux sociaux après que son compte ait été piraté, Nicolas Bedos se retrouve encore une fois au cœur d’une énième polémique. En effet, quelques jours après le match finale de la ligue des champions opposant le PSG au Bayern de Munich, l’humoriste de 41 ans a mis à jour ses story sur son compte instagram pour s’exprimer au sujet de la défaite de l’équipe française: « Certains soirs, quand tu n’aimes pas le foot, tu comprends mieux ce que ressent un Palestinien en week-end à Deauville ». Un trait d’humour qui n’a pas été du goût de tous, en particulier du CRIF, le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France.

Ainsi, le 27 août dernier sur son compte Twitter, le CRIF a publié une lettre ouverte signée Chloé Blum adressée à Nicolas Bedos : « C’était presque drôle. C’était presque cynique. Oui, mais voilà, c’était aussi – et surtout – un peu idiot. Avec une comparaison bien au fait de l’actualité, vous sous-entendez qu’un Palestinien serait mal à l’aise, pas à sa place, peut-être même un peu en danger, dans ce que vous implicitez être un ‘lieu juif’, Deauville. Que cela signifie-t-il ? Que les Palestiniens sont antisémites et n’aiment pas se trouver dans un milieu juif ? Ou que les juifs du monde sont hostiles aux Palestiniens ? Dans les deux cas, c’est absurde, et vous le savez. »

Nicolas Bedos et ses « petites impertinences »


Même si Chloé Blum assure ensuite avoir compris que Nicolas Bedos n’était pas antisémite et ne pas lui en vouloir au fond, le réalisateur de La belle époque a tenu à se défendre : « Rien ne nous autorise, ni vous ni moi, à statuer sur ce qui est drôle et ce qui ne l’est pas. Vous avez le droit de ne pas en rire, de vous désabonner de mon compte Instagram, vous avez largement le droit de soupirer devant une vanne qui vous semble foireuse (ce n’est pas ma meilleure !), mais, de grâce, ne prenez pas de haut ceux – nombreux – qu’elle a fait sourire. Je doute d’ailleurs que vous l’ayez lue dans le contexte de mes publications régulières. »

Il poursuit : « Vous sauriez que des petites impertinences comme celles-ci, j’en balance sur les profs, les flics, les pharmaciennes, les bretons d’origine espagnole, les arabes astigmates aussi bien que sur les lesbiennes hypermétropes et les danseurs cul de jatte protestants. Car la seule communauté à laquelle je revendique d’appartenir, c’est celle qui pratique et défend l’humour libre. Sur tous les fronts. Devant toutes les chapelles. »