Sindika Dokola est mort jeudi 29 octobre 2020, noyé au cours d’une session de plongée en apnée. L’entrepreneur fortuné a subi une autopsie.

L’homme d’affaires et collectionneur d’art congolais Sindika Dokolo; époux de la milliardaire angolaise Isabel dos Santos (femme la plus riche d’Afrique ; fille de l’ancien président de l’Angola José Eduardo dos Santos) est mort jeudi 29 octobre 2020 à Dubaï à la suite d’un accident de plongée; d’après les messages de condoléances et les hommages qui lui ont été rendus en RDC. Il avait 48 ans.

La famille a annoncé l’information sur le compte Twitter du défunt; «La famille Dokolo, sa femme, ses enfants, sa mère, son frère et ses sœurs ont la plus profonde tristesse et une immense tristesse d’annoncer le décès de Sindika Dokolo; survenu le 29 octobre 2020 à Dubaï. Nous remercions tous ceux qui ont exprimé leur sympathie et leur gentillesse et qui partagent notre chagrin», lit-on. De son côté, Isabel dos Santos a publié jeudi une photo au côté de son époux et d’un de leurs enfants.

Avec son épouse Isabel dos Santos, avec laquelle il a eu trois enfants; Sindika Dokolo était un habitué du Festival de Cannes, des plages privées de Saint-Tropez et des palaces de Londres. A la tête de la société publique pétrolière Sonangol vers la fin du long règne de son père (1979-2017); Isabel dos Santos (47 ans) a multiplié les investissements dans la téléphonie, les mines de diamants, la banque, l’immobilier… dans son pays et au Portugal.

le mari de Isabel dos Santos accusé de blanchiment d’argent

Début 2020, le couple a vu ses avoirs gelés en Angola par la justice qui les accuse d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent. Peu avant, une somme considérable de 715.000 documents confidentiels ayant fuité dans la presse – les « Luanda leaks » – avaient été exploités par un consortium des 120 journalistes; dont les conclusions étaient accablantes: le couple avait « siphonné les caisses du pays ». La justice angolaise évoque le détournement de plus d’un milliard de dollars des groupes publics pétrolier et de diamants, dans un pays où un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté.

Sindika Dokolo et Isabel dos Santos ont nié toute malversation. Mais depuis plusieurs années, les banques en Europe considèrent le couple en Europe comme des « personnalités exposées politiquement; autrement dit qui présentent un risque de corruption », selon une enquête du journal suisse Le Temps. « Je n’accepte pas que nous, les Africains riches; devions nous excuser ou nous justifier », se défendait Sindika Dokolo en 2017. Et d’ajouter: « Je préfère que la richesse du continent revienne à un Noir corrompu plutôt qu’à un Blanc néo-colonialiste ».