Line Renaud est revenue sur son AVC ce dimanche 25 octobre sur le plateau de Sept à huit .Une occasion pour elle d’évoquer sa santé et un sujet personnel : son engagement en faveur de l’euthanasie.

Elle garde toujours le sourire et partage le bonheur . Pourtant, ces derniers mois n’ont pas été faciles pour Line Renaud. Le 10 avril dernier, l’actrice mythique a été hospitalisée en urgence pour une chute, comme ses proches l’affirmaient alors. En réalité, Line Renaud a fait un AVC en se réveillant ce matin-là. Sauvée par son chien, Pirates, la grande amie de Johnny Hallyday ne garde heureusement aucune séquelle. « Je me suis retrouvée le lendemain, il y avait Claude Chirac et Muriel Robin, mes deux filles de coeur, s’est souvenue Line Renaud dans Sept à huit ce dimanche 25 octobre. J’ai un peu moins de force dans la main droite mais… ça pourrait être pire. » Malgré tout, Line Renaud a dû rester pendant de longs mois en convalescence, épaulée par ces deux femmes qu’elle aime tant. Mais pour elle, la rééducation n’a pas été une partie de plaisir, notamment parce qu’elle n’a pas supporté d’être infantilisée.

« Il faut mettre les perles au-dessus les unes des autres… Et surtout, la façon dont elles me parlaient. C’est comme à une enfant. On m’avait changé de nom là-bas, je m’appelais ‘madame fleur, a raconté Line Renaud. Elles me disaient : ‘c’est bien madame fleur, vous faites des progrès’. Je ne pouvais pas le supporter. » Incapable de se sentir « dépendante », l’artiste a ensuite évoqué un combat qu’elle mène depuis des années : celui de pouvoir mourir dans la dignité. « C’est à tout ça que vous pensez quand vous êtes à l’hôpital. Finalement, mes affaires ne sont pas en ordres, a raconté Line Renaud sur l’antenne de TF1. Il faut que je le fasse. Et j’ai mis mes affaires en ordre. » L’euthanasie ? « C’est une cause que je prends en main, a-t-elle répondu. Ca sera dans mon testament : je ne veux pas qu’on me prolonge inutilement. »

Line veut « avoir le choix » de mourir

« Quand on est à la fin de sa vie, qu’on nous laisse partir, a poursuivi Line Renaud, qui a fait de cette cause l’une de ses batailles depuis plusieurs années. Qu’on nous aide à partir. Il faut nous aider à partir. Je le demande. Quand on souffre, on part. Mais, la vie est belle. » Dans le livre de Catherine Ceylac, intitulé A la vie, à la mort, l’ancienne meneuse de revue expliquait déjà être favorable au droit de mourir dans la dignité. « Le jour venu, si je suis dans un état lamentable, je refuse l’acharnement », assénait Line Renaud. Un combat personnel pour celle qui sera bientôt de retour à la télévision : « Durant l’agonie de ma chère maman, je lui disais : ‘Comme tu es courageuse’. Celle-ci me répondait :  »Je n’ai pas le choix’. Moi, je veux l’avoir ! J’irai en Suisse ou en Belgique et je partirai accompagnée, sans être un poids pour mes proches. »