La dernière otage française dans le monde, détenue pendant quatre ans au Sahel, a été rapatriée vendredi.

Après 4 ans de détention au Mali, l’humanitaire Sophie Pétronin a été libérée ce jeudi. A l’aéroport de Bamako, elle a pu retrouver son fils qui vivait dans l’inquiétude durant toutes ces années. Les cris de Sébastien Chadaud à la vue de sa mère ont ému tous les téléspectateurs. Sa voix inoubliable tremblante d’émotion, laissait transparaître le soulagement. Après quatre années passées dans l’attente d’une libération, la nouvelle inespérée est tombée ce mercredi 7 octobre.

 A 75 ans, Sophie Pétronin était la dernière otage française dans le monde.

C’est un roc, ma mère c’est un roc”, décrit son fils, à la fois ému et fier. Installée à Gao (Mali) elle fonde une association pour venir en aide aux enfants souffrant de malnutrition. En 2012, déjà, elle échappe à une tentative d’enlèvement, mais décide de rester à Gao, là où elle sera finalement enlevée, le 24 décembre 2016.

De l’émotion, de la joie. Mais aussi des interrogations. A 12h48, ce vendredi 9 octobre, la dernière otage française dans le monde pose le pied sur le tarmac de l’aéroport militaire de Vélizy-Villacoublay (Yvelines). Sophie Pétronin vient de descendre d’un Falcon médicalisé en provenance de Bamako, au Mali. Ses petits-enfants l’accueillent. L’étreinte est longue. Emmanuel Macron et son ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian assistent à la scène. Loin de ses geôliers, l’humanitaire peut enfin sourire. « J’ai toujours su que je retournerai, que je ne mourrai pas (sur place) », confiait la fondatrice de l’ONG Association d’aide à Gao avant de rejoindre la France.

Emmanuel Macron a annoncé qu’il serait présent pour accueillir l’ex-otage à son arrivée sur le sol français. Je viens d’échanger quelques mots par téléphone avec Sophie Pétronin. Quelle joie d’avoir entendu sa voix et de savoir qu’elle est maintenant en sécurité ! Je l’accueillerai à son retour en France demain”, a-t-il publié.

 

Malgré les quatre années qu’elle vient de passer en détention, l’humanitaire a affirmé aux journalistes qu’elle comptait retourner à Gao dans très peu de temps. Mais apres qu’elle passe un peu de temps en France puis en Suisse où se trouve une partie de sa famille.