A l’âge de 78 ans Jean-Pierre Vincent, grand metteur en scène de théâtre français, est décédé , comme l’a annoncé sa famille, dans la nuit du 4 au 5 novembre 2020. Il avait été directeur du Théâtre national de Strasbourg.

L’un des plus grands noms du théâtre français vient de disparaître. Le metteur en scène et directeur de théâtre Jean-Pierre Vincent est décédé à son domicile de Mallemort, en Provence, dans la nuit de mercredi à jeudi 5 novembre. La cause de son décès n’est pas encore connue. L’homme de culture avait contracté le Covid-19 au printemps dernier. Il avait ensuite été hospitalisé pour des accidents vasculaires cérébraux. Tout au long de sa carrière, Jean-Pierre Vincent a dépoussiéré un grand nombre de classiques du théâtre.

Atteint du Covid-19 au printemps, Jean-Pierre Vincent avait été hospitalisé pour des AVC par la suite et sa santé s’est détériorée; jusqu’à sa mort dans sa maison à Mallemort, en Provence, selon sa famille. Sur les réseaux sociaux, le Théâtre national de Strasbourg lui a rendu hommage sur les réseaux sociaux; «Il fut l’un des directeurs les plus marquants de l’histoire du Théâtre National de Strasbourg, et devint ensuite le compagnon de route fidèle de ce Théâtre-École dont il semblait être l’âme vivante. Nous prenons le temps des larmes. Et reviendrons plus tard pour vous parler de l’homme qu’il fut, de l’homme qu’il reste», ont-ils écrit.

Avec Michel Bataillon et Jérôme Deschamps, il a été compagnon de la première heure de Patrice Chéreau, au club de théâtre du lycée Louis-Le-Grand en 1958. En 1975, Jean-Pierre Vincent a été nommé directeur du Théâtre national de Strasbourg et administrateur général de la Comédie-Française. Il a également dirigé le théâtre des Amandiers de Nanterre de 1990 à 2001. Ayant dirigé une centaine de spectacles depuis 1958; il a été récompensé à plusieurs reprises par le Syndicat de la critique.

Un théâtre qui « ne laisse pas les gens intacts »

Jean-Pierre Vincent défendait un théâtre qui « ne laisse pas les gens intacts, qui les laisse augmentés de pensée, d’humanité ». En 1968, il avait notamment connu un important succès avec La Noce chez les petits bourgeois de Brecht, dont il avait ensuite monté plusieurs autres pièces. Sa dernière mise en scène, George Dandin de Molière, remontait à 2018. La pièce avait alors été saluée par la critique.