En Grande-Bretagne, une jeune femme a été obligée de faire tatouer le nom de son compagnon sur son corps à neuf reprises.

Elle était « sa propriété »

Pendant six ans, Nicola Frost a vécu un horrible calvaire auprès d’Aaron James Wharton, son petit ami. Piégée dans une relation hautement toxique et victimes d’horribles violences conjugales, cette habitante de Northampton est aujourd’hui séparée de son bourreau. Toutefois les séquelles de tout ce qu’il lui a fait subir demeurent.

D’ailleurs, Nicola Frost décrit son ex comme un homme qui « contrôlait tous les aspects » de sa vie. Au cours de leur relation, elle a plusieurs fois été frappée, étranglée, menacée d’armes. Elle devait également attendre son autorisation pour aller faire des courses et a dû se faire tatouer à neuf reprises son nom sur son corps pour que « personne d’autre ne la touche » parce qu’elle était « sa propriété ».

Pendant leur relation, Nicola Frost a vécu de nombreux sévices : « Il me frappait plusieurs fois et me marchait au visage assez régulièrement, me frappait et me giflait, et me jetait contre les murs. Il m’a fait un œil au beurre noir et une lèvre fendue à plusieurs reprises, mais j’avais trop peur pour le dire à personne et il savait que je n’avais personne d’autre ».

Obligée de se faire tatouer à neuf reprises « Propriété d’AJ Wharton », notamment au-dessus de ses fesses, la jeune femme ne savait pas comment faire pour refuser : « Parfois je riais quand il disait quel tatouage il voulait que je me fasse et je recevais une gifle de sa part », raconte-t-elle. « Il y a eu des abus émotionnels – tous les types d’abus. Il contrôlait tous les aspects de ma vie. Même si j’allais simplement au magasin, je devais demander la permission et je devais prendre une photo de moi-même et de ce que je portais », se souvient-elle. Toutes les années que j’ai passées avec lui, il m’a coupé de ma famille et de mes amis. »

« Les gens comme lui ne changent pas »

Il y a quelques jours, Aaron Wharton a été condamné à 21 mois de prison après avoir été reconnu coupable de coups et blessures. Un soulagement pour Nicola Frost mais qu’elle sait ne durera pas longtemps : « Savoir qu’il va sortir de prison dans un an… Ce n’est pas assez long. Les gens comme lui ne changent pas. Il sera toujours narcissique. »

La mère de deux enfants a déjà fait recouvrir quatre des neuf tatouages, et compte en faire de même pour les autres mais, explique-t-elle : « ça coûte cher ».