Très proche de son fils Arthur, Gérard Jugnot a raconté une étonnante anecdote à son sujet dans les colonnes de Paris Match. Encore enfant, il avait été traumatisé lors d’une sortie.

Après avoir conquis le grand écran depuis de longues décennies, Gérard Jugnot s’attaque aux libraires. Ce mercredi 4 novembre, le comédien publie C’est l’heure des contes, un livre de souvenirs bourré d’humour noir. « J’ai eu envie d’apporter une relecture de ces récits qui m’ont effrayé étant petit. Mais comme j’ai l’esprit un peu tordu, le résultat est encore plus sombre », plaisante l’ancien membre de la troupe du Splendid dans les colonnes de Paris Match. Et si Gérard Jugnot a longtemps été apeuré par les histoires racontées aux enfants quand il était petit, il n’est pas le seul. Son propre fils, Arthur, a lui aussi connu des moments particulièrement angoissants. A nos confrères, Gérard Jugnot s’est souvenu d’une sortie père/fils qui a bien failli virer au drame. « Un jour, je l’ai emmené voir Bambi au cinéma. La mère meurt au début, Arthur était en larmes« , a-t-il raconté.

« Puis le père manque d’y passer, et j’ai retrouvé mon gamin sous le fauteuil. Le trauma, a décrit Gérard Jugnot, encore choqué par cette scène. Je me suis toujours demandé si Disney ne travaillait pas main dans la main avec tous les psys de la planète.«  Et la vie d’Arthur Jugnot n’a pas été de tout repos. Notamment à cause des sordides rumeurs dont son père a plusieurs fois fait l’objet.

« Mon fils et ma femme ont été un peu secoués »

L’acteur inoubliable dans les Bronzés, Gérard Jugnot se souvient de la dernière fois où sa mort est annoncé et de la réaction de ses proches. « Mon fils et ma femme ont été un peu secoués. Et puis Arthur s’est dit que, si j’étais mort, je l’aurais appelé… Blague à part, faire courir ce genre de bruit dénote un certain état d’esprit. Comme ces vagues d’insultes anonymes qui fleurissent sans cesse, quoi que vous fassiez.« 

Gérard Jugnot : « Le monde n’est pas plus politiquement correct que moi »

Dans son livre, Gérard Jugnot manie parfaitement l’humour noir… quitte à provoquer de vives réactions, comme lorsqu’il raconte l’histoire du Petit Poucet pris en stop par Emile Louis. « Le monde n’est pas plus politiquement correct que moi, s’est défendu le comédien auprès de nos confrères. Il y a de plus en plus de tarés dont on parle en boucle. Oui, c’est atroce. Dépêchons-nous d’en rire. Imaginez-le aujourd’hui. Des parents qui abandonnent leurs enfants en pleine forêt parce qu’ils ne peuvent plus les nourrir, cela ferait la Une de tous les journaux ! Heureusement, les choses vont un peu mieux que du temps de Perrault, non ? Il y a le RSA, les Restos du cœur, le Secours populaire.«  A 69 ans et dans une époque particulièrement anxiogène, Gérard Jugnot ne compte pas se freiner. Même s’il le sait, son livre ne pourra pas plaire à tout le monde.