Une petite fille de 5 ans a été agressée sexuellement par son baby-sitter de 19 ans.

Coupable d’actes similaires

Les faits remontent à juillet 2020, dans les Coëvrons (en Mayenne). Un jeune Lavallois âgé de 19 ans a imposé des actes de nature sexuels à une petite fille de 5 ans qu’il était chargé de garder.

Après avoir fumé un joint, le suspect a forcé l’enfant à le caresser dans les toilettes du domicile où il faisait du baby-sitting. Il lui a aussi demandé de lui faire une fellation. La mère de l’enfant, rentrée avant l’heure prévue, l’a empêché d’aller plus loin. La jeune victime a décrit les faits à sa mère de façon spontanée.

Le prévenu avait déjà été impliqué dans une affaire similaire. Mineur à l’époque, il n’avait pas été condamné ces faits là. L’expertise psychologique conduite après son arrestation en juillet dernier a démontré qu’il était pénalement responsable de ses actes.

Une pulsion qui provient de l’usage de cannabis

Lors de son procès, la présidente Sabrine Orsel lui interpelle le jeune homme : « Mais qu’est-ce qui vous est passé par la tête ? ». Impassible, le prévenu rétorque d’une voix monotone : « C’est une pulsion qui provient de l’usage de cannabis ».

« Ce n’est pas rassurant, il y a des antécédents », a pointé la substitut du procureur, Stéphanie Perchaud. « Et ses regrets sont superficiels. Des soins en profondeur s’imposent pour éviter que cela ne recommence. »

Son avocat, Me Nicolas Dirickx a plaidé exclusivement sur le terrain médical : « Mon client est en demande de soins. Il s’est construit une carapace, incapable d’exprimer ses émotions. »

Condamné à 1 an de prison assorti d’un suivi socio-judiciaire de 5 ans, le jeune Lavallois devra également verser 2 500 € de dommages et intérêts à la famille de sa victime.

Cette fois-ci, il sera inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais). Les autorités le soupçonnent d’autres actes pédocriminels mais n’ont pour l’instant pas assez d’éléments pour prouver sa culpabilité.