C’est Ashley Park, qui incarne Mindy auprès de Lily Collins, elle a sans doute les punchlines les plus drôles de la création de Darren Star. Cependant que la vie n’a pas toujours été drôle pour la jeune comédienne.

Dans la série Emily in Paris, Ashley Park joue une jeune héritière survoltée exilée à Paris. Refusant de prendre le relai de son père, le Zipper King, à la tête d’un immense business de fermetures éclair, Mindy Chen rêve de devenir chanteuse mais a préféré accepté un poste de nounou. Un échec terrible dans l’émission Chinese Popstar l’empêche de remonter sur scène… ce qui ne l’empêche pas de relativiser toutes situations et de conserver le sourire. Un peu comme son interprète.

Beaucoup de gens me posent des questions à propos de mon expérience avec le cancer. Je n’ai aucun problème à en parler

La vie n’a pas été  si facile pour l’acolyte de Lily Collins et de Lucas Bravo, qui parvient toutefois à voir un peu de lumière dans chaque coin d’ombre. Comme elle l’a rappelé dans le magazine Cosmopolitan; la jeune actrice de 29 ans a survécu à une leucémie qui l’a brisée quand elle était adolescente. « Beaucoup de gens me posent des questions à propos de mon expérience avec le cancer. Je n’ai aucun problème à en parler, explique-t-elle. Je pense que c’est très important de le faire, mais j’apprécie aussi qu’on ne me demande pas comment ça a influencé ma manière de vivre. Je n’ai jamais voulu être ‘la fille asiatique’, ou ‘la fille banale’, puis j’ai eu 16 ans et je suis devenue la fille chauve et malade.« 

Mon corps a vaincu la maladie

Avant d’intégrer le cast de la série de Darren Star, Emily in Paris, Ashley Park avait déjà donné de la voix dans de jolies productions. Outre quelques rôles au cinéma, elle était un véritable pilier des comédies musicales signées Broadway. Quand à la maladie, tout le monde l’a un peu oubliée face au talent de la jeune fille. Elle-même a fait comme si elle n’existait pas pour s’en sortir. « Je ne voulais pas savoir que je pouvais devenir stérile ou que mon cœur pouvait s’arrêter ou n’importe quoi d’autre. Confie-t-elle. Parce qu’une fois qu’on le sait, on ne fait qu’y penser. Mon corps a vaincu la maladie; mais si je l’avais laissé changer quoi que ce soit d’autre en moi, elle aurait gagné…«