Une aide-soignante de 57 ans accusée d’avoir drogué ses collaborateurs dit avoir utilisée que de l’eau bénite. Les faits se sont ainsi déroulés dans la région de Belfort

Une affaire qui choque le secteur médical

En effet, le 1er septembre dernier, à l’hôpital de Trévenans, une aide- soignante était soupçonnée d’avoir drogué ses collègues c’est ce que nous rapporte L’Est Républicain. Les membres de l’établissement qui doutaient d’elle l’ont pris sur les faits. »J’avais les jambes qui flageolaient. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. J’étais patraque tout le temps. Impossible de faire le moindre effort », confit un d’entre eux.

Cependant, la femme de 57 ans a été filmée injectant un produit inconnu dans leurs boissons suite à une enquête. « On a croisé les dates où on se sentait mal avec le planning du service et il a fallu se rendre à l’évidence : à chaque fois que cela se produisait, il y avait toujours la même personne de service, d’après un collègue. On y voit une aide-soignante de notre équipe ouvrir nos bouteilles et y verser un liquide à l’aide d’une seringue. »

Contactée par Le Parisien, l’aide-soignante évoque « très difficile ». Selon elle, elle n’a « rien fait de mal » et n’a « jamais voulu faire de mal à personne ». « C’était de l’eau bénite », affirme t’elle. Mais ses explications n’ont pas convaincus ses collègues. « Il paraît que lorsqu’elle a été interrogée, elle a dit que c’était de l’eau bénite pour nous protéger… », expliquait l’un d’eux à L’Est Républicain. Certains l’accusent d’avoir provoqué la mort de Rose en 2019. « Je ne connaissais même pas cette personne », confie Dominique à nos confrères, qui a depuis été licenciée.

Une enquête a été ouverte


Une plainte a d’ailleurs été portée contre elle en 2019 pour « empoisonnement ». Ce qui a provoqué l’ouverture d’une enquête pour « administration de substance nuisible ». Eric Plantier, le procureur de la République a ordonné une enquête. Selon Le Parisien, Dominique n’a toujours pas été entendue par les enquêteurs. « Ma cliente a vécu un calvaire pendant des années, explique Maître Stéphane Giuranna, l’avocat de l’un des victimes. Elle souhaite que les choses évoluent très vite afin d’avoir une réponse judiciaire et de connaître les motivations pour le moment obscures de la personne mise en cause. »